Communiqué à propos de l'enquête de la CEF

        Notre collectif tient à faire plusieurs remarques concernant le questionnaire sur le DIAM et son prestataire (AP 21), mis en place dans le cadre de la CEF. La CEF ayant été chargée d’une enquête à ce sujet par Mgr de Kerimel, protecteur de la communauté des Béatitudes.

       Si la démarche d’un recueil de données factuelles est intellectuellement satisfaisante, elle nous semble passer à côté des personnes que ce dispositif à maltraité, et qui auront du mal à se plonger dans les 6 pages de questions. Des entretiens individuels auraient sans doute été plus respectueux en se focalisant sur le vécu de chacun, plutôt que de se retrouver à nouveau dans un anonymat certain à cocher des petites cases. Ceci risque fatalement d’impacter le nombre de retour de ces questionnaires. C’est le premier point au niveau méthodologique.

      Deuxièmement, se pose la question de la visibilité de ce questionnaire, à notre connaissance aucune publicité n’est faite, comment donc les personnes sont-elles contactées ?

     Troisièmement, si les personnes ont signé la clause de confidentialité du protocole « d’entrée en médiation » elles ne sont pas censées répondre à la moitié du questionnaire !! Comment cela est-il géré ?

    Quatrièmement, pour nombre d’entre nous les différents délais entre chaque contact ont été une source de souffrance, car n’étant ni prévisible, ni expliqué, cela n’apparaît pas dans le questionnaire. Alors que l’évêque dans sa lettre de mission évoque bien des « lenteurs de procédures ».

    Cinquièmement, évoquer des « personnes qui se sentent blessées » renvoie à un aspect purement subjectif, alors que des conséquences objectivement négatives sont advenues pour les personnes ayant suivi ce dispositif. C’est une façon de minimiser le vécu des personnes ce qui est injuste.

    Dernièrement et non des moindre ce travail d’enquête n’a pas suspendu, à notre connaissance, le DIAM, ce qui semblerait dire que les problèmes ne sont finalement pas si graves.
 

    En conclusion, cette enquête ne nous convainc guère, ceux qui le peuvent ont tout de même répondu au questionnaire. Nous attendrons de voir les mesures concrètes qui suivront, pour savoir si tout cela n’était pas encore une forme d’enfumage.